La putréfaction : performance de la matière

Publié le par Des fruits et des légumes

Aujourd'hui, beaucoup d'artistes s'intéressent à la matière, au vieillissement, à la putréfaction
tel que Michel Blazy, artiste contemporain.

Ses œuvres peuvent être composées de farine de riz, de coton, d’eau avec des dimensions variables.
Le résultat ne s’apparente à aucune chose. Le spectateur peut chercher en vain une
ressemblance avec un élément déjà existant. Si l’on se renseigne sur la composition, on
s’aperçoit que celle-ci est composée pour les ¾ de substances comestibles. Alors, l’artiste
joue sur son statut et se veut, pour le temps de la réalisation, apprenti cuisinier ou sorcier.

Doit-on voir cette œuvre, posée à même le sol, comme un vulgaire tas de pourriture ou doit-on
la voir comme une performance se déroulant sous nos yeux ?

Si l’on passe outre ces questions, nous pouvons tout simplement admirer le déploiement des
couleurs sur cette matière. On ne voit plus de la pourriture mais on constate une magnifique
démonstration naturelle.
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Publié dans les contemporaines

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